Mon chemin vers l'accompagnement a commencé par les langues et des territoires lointains.
Étudiante à Montpellier, je suis partie à l'Université du Minnesota pour un travail de recherche portant sur le thème du cercle chez les peuples amérindiens des Grandes Plaines — une immersion qui allait bien au-delà de l'académique. Plusieurs années passées au contact d'une culture dont le rapport à la vie, au monde, à la mort, reste une empreinte fondatrice dans ma façon d'être et d'accompagner aujourd'hui.
C'est à cette période que j'ai perdu l'une de mes sœurs. Ce deuil a marqué un tournant qui, silencieusement, a réorienté ma vie professionnelle vers l'accompagnement.
De retour en France, j'ai rejoint le secteur de l'éducation spécialisée. Diplômée d'État en 2002, j'ai travaillé plusieurs années dans diverses structures, auprès d'adultes, d'adolescents puis d'enfants, principalement dans les champs du handicap cognitif et psychique, et de la psychiatrie.
Ces années m'ont appris le goût des autres et la complexité des histoires humaines... et ont fait naître chez moi l'envie d'accompagner autrement.
En 2008, j'entre en formation à l'Ecole de Sophrologie & Sophrothérapie Existentielle de Bordeaux (ISEBA), et termine en 2014 le cycle complémentaire en Psychopathologie — six ans de formation rigoureuse et transformatrice.
J'ouvre mon cabinet de sophrologie en libéral dès 2011. En parallèle, je me forme à l'accompagnement du deuil avec Geneviève Manent et la Fondation OCIRP, puis aux pratiques du Rebozo avec Virginie Derobe de l'École Française du Rebozo. Dix ans d'accompagnement individuel — enfants, adolescents, adultes — et de création d'ateliers pour des institutions. Dix ans de clinique passionnante autour de toutes sortes de problématiques.
En 2021, vient le temps d'une pause, nécessaire. Une plongée dans le monde des plantes médicinales, la création d'un jardin, un ré-ancrage à la terre salutaire dans la période si confuse des années covid. Une façon de me ressourcer, et de laisser mûrir ce qui allait suivre. D'abord le constat des traces encore à l'oeuvre : les ruptures de lien, la déconnexion des corps, les troubles anxieux, la dépression, le sentiment d'exil de soi, les deuils, la perte de sens... Et peu à peu pour moi, à nouveau le désir de soutenir.
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Je réouvre mon cabinet en 2025, me forme aux Premiers Secours en Santé Mentale avec PSSM France.
Et en 2026, je suis le parcours de formation à la prise en charge du Psychotraumatisme chez OYA Formations.
Aujourd'hui, j'accompagne adulte et jeunes adultes avec une orientation plus précise, une pratique encore enrichie. Toujours au service de vos traversées intérieures.